Sœurs Ainées

Sœurs Ainées

Les Sœurs aînées, à la Maison-Mère de Besançon ou à la Maison Saint-Joseph (EHPAD) à Cagny,  ne peuvent plus assurer d’activités pastorales  mais elles restent apostoliques jusqu’à la fin de leur vie par leur présence, leur accueil,  un sourire, une parole bienveillante qui réconforte et par leur prière. Elles gardent le souci des établissements scolaires où elles ont œuvré et des communautés présentes en France ou en Afrique.

EHPAD SAINT- JOSEPH CAGNY

Témoignage de Soeur Dominique-Marie

Voici une dizaine d’années la Maison Saint Joseph ne recevait que des religieuses âgées, dont la santé était déficiente ou qui souhaitaient rendre service à leurs sœurs aînées. Quelques mamans de religieuses Sainte-Famille y étaient accueillies. Beaucoup d’entraide fraternelle, services divers dans la Maison : préparation de la salle à manger, repassage, jardinage, préparation des Offices etc… Aujourd’hui, la situation n’est plus la même… nous sommes en EHPAD, les religieuses sont en minorité, mais accueillies lorsque la santé le nécessite. Arrivent chez nous des laïcs (hommes, femmes, couples…)

Les religieuses, valides ou plus fatiguées, ont toujours un rôle très important : prière, témoignage, écoute du personnel… Celles qui le peuvent rendent de multiples services à des laïcs comme à des religieuses. En sommes-nous attristées ? Non, nous nous sentons missionnaires « ici », nous pensons que c’est une chance de pouvoir partager, dialoguer avec les familles qui, bien souvent, ont choisi cet établissement parce qu’il y avait des religieuses. Elles nous parlent de leur parent malade, nous confient leurs joies, leurs peines… Elles nous questionnent sur notre vie et des contacts se nouent lors des rencontres, à l’accueil, dans les couloirs de la Maison ou dans le parc. Il suffit d’un regard, d’un cœur attentif, disponible pour que des liens se créent. Nous entendons bien souvent : « Merci ma Sœur de m’avoir réconforté(e) » ! N’est-ce pas ainsi répondre à l’appel de nos Papes Jean-Paul II et François : « N’ayez pas peur… ouvrez les portes… » ou « Va, je t’envoie » ? Oui, nous sommes de plus en plus le petit troupeau, bien ouvert sur le monde, pour l’accueillir, le présenter au Seigneur dans la prière.